Nougatine et p'tites broderies

Broderie, feutrine, couture et pâtisserie : mes petites réalisations

03 février 2008

Quand l'école prône l'ultra-libéralisme

Mon compagnon a trouvé du travail. Un remplacement de quelques semaines en tant que prof.
Ce n'est pas du tout son métier à la base mais, titulaire d'un DESS en gestion, le directeur de l'établissement privé qui l'a embauché à jugé ses diplômes suffisants pour enseigner la matière Economie.

Pour situer, il enseigne à des élèves de classe Bac pro et 1ère pro.

En quelques semaines, il ne va pas révolutionner le programme. Il se contente donc du programme déjà préparé par la prof qu'il remplace (et qui est en poste depuis pas mal de temps).

Avant-hier, il ramène à la maison, outré, un des cours préparé donc par la prof qu'il remplace.
Qui porte sur le chômage et les raisons qui pourrait expliquer celui-ci.

Je vous livre, mot pour mot, le texte préparé par la prof qu'il remplace.
Je replace dans le contexte : ce cours n'a pas de "pendant" marxiste ou social, ni rien ni merde. C'est LE cours qui explique les raisons du chômage. Le seul.

Alors voilà, je vous laisse juger :

"Si le chômage perdure, c'est que l'adaptation de l'offre et de la demande n'a pas fonctionné. Des rigidités bloquent l'ajustement spontané du marché.

Quelques exemples de rigidités.

· Le SMIC

Salaire minimum interprofessionnel de croissance qui augmente régulièrement : dès que l'indice des prix augmente de plus de 2 %, le montant du SMIC est relevé et chaque année en juillet le SMIC est révisé pour tenir compte de l'augmentation du pouvoir d'achat des autres salariés ouvriers.

La régulation du marché n'existe que si il y a une parfaite liberté des prix, or du fait de l'existence du SMIC, les salaires sont rigides à la baisse. Il empêche l'embauche des travailleurs peu qualifiés dans la mesure ou son niveau serait inférieur à la productivité de ces travailleurs (on n'emploie pas des gens dont la productivité est inférieure au coût de leur travail).

· L'existence des syndicats de salariés

Ils se comportent en monopoleurs défendant les intérêts des travailleurs en activité. Ils cherchent à obtenir les salaires les plus élevés et imposent aux entreprises un niveau de salaire qui ne descend plus. Cela se traduit par une diminution de la demande, c'est à dire une réduction des emplois offerts par les entreprises tandis que les hauts niveaux de salaire attirent un plus grand nombre d'individus sur le marché du travail.

· L'existence des allocations chômage

Elles sont souvent désignées comme l'une des principale raisons du chômage. Assurant à tout individu perdant son emploi une rémunération, elles l'incitent à ne considérer que les emplois offrant un salaire au moins supérieur à leur montant. De plus, les bénéficiaires de ces allocations sont tentés de prolonger leur temps de recherche d'emploi, dans l'espoir de trouver un emploi plus rémunérateur (job search ou chômage volontaire).

·  Les conventions collectives et accords d'entreprise...

Voir chapitre correspondant."


Je trouve ça proprement scandaleux...

 

Posté par Miss Nougatine à 19:41 - Je gueule ! - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


03 janvier 2008

skyzo-phrénie

Bon sang, ça s'écrit comment déjà cette putain de maladie ?

J'avais une copine. Je dis bien j'avais. Je ne l'ai plus. Elle est toujours là mais ce n'est plus la même.

Je pense qu'à l'époque de mes grands-parents elle aurait été taxée de folle furieuse ou de doucement folle.

C'est selon.

Selon les jours.

Je l'aime  car elle est mon adolescence, mon émancipation (qui ne fût pas qu'un vain mot), ma liberté.

Elle m'a ouvert à la réflexion, à la politique, au courage d'exprimer mes idées.

Elle était mon exemple à une époque où seul réussir à l'école m'importait. Elle m'a libérée de la pression parentale. Qui était énorme pour moi.

Je l'aime et je l'aimerais toujours. Car je ne serais pas celle que je suis si elle n'avait pas été là.

Elle est toujours là.
Mais totalement différente.

Si je devais utiliser des mots faciles, je dirais qu'elle est folle. Car oui, elle l'est.
Elle l'est devenue : folle. A Lier.

La schysoprhénie (ça s'écrit déjà comment cette horreur là ? je crois que je n'ai aucune envie d'apprendre comment ça s'écrit).

Je l'aime malgré sa maladie.

Je ne souffre pas un centième de ce que, elle, peut souffrir.

Mille fois j'ai songé à l'abandonner. A la laisser à son sort : ceux des assistantes dociles (pardon...) sociales, des psy, des tuteurs...

Mais non, je ne m'y résouds pas.
Je l'ai trop aimé. Elle m'a trop donné, elle m'a trop appris.

Qui pourrait imaginer que sa meilleure amie devienne folle ?
Putain de maladie de merde !


Depuis j'ai épuisé des bouquins, des sites, des forums... j'essaye de comprendre.

Par dessus-tout je voudrais la guérir : la retrouver telle que je l'ai connue. Il y a 20 ans.

Et quelle douleur je ressens.
C'est absolument indescriptible.

Comment continuer à aimer une personne devenue radicalement différente de celle que l'on a connue ?

Mais qui est toujours la même quand on parvient à  arracher, telle la lèpre :  peau par peau, silence par silence, douleur par douleur, écorce par écorce, à essayer d'atteindre ce qui fait qu'elle était ce qu'elle était, avant cette putain de maladie...

Je voudrais tant la retrouver telle qu'elle même, même violemment.
Je voudrais la décharner, la défaire de chaque peau qui recouvre son corps pour la retrouver telle qu'elle était...
Eradiquer la maladie en la brûlant au deuxième degré. Afin que sa chair renaisse.

Sauf qu'il s'agit du cerveau.

J'ai tellement mal pour elle.

Posté par Miss Nougatine à 02:00 - Je gueule ! - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 décembre 2007

A 38 ans t'es trop vieux

Je cherche un emploi.

Aujourd'hui je viens de me faire refuser un poste, pour laquelle j'avais été sélectionnée parmi plus de 100 CV ,  réduits finalement par la directrice commerciale à 15 (quand même !) entretiens, pour finir dans la short-list à 3. Donc convocation à un nouvel entretien.

J'avais de très bons espoirs. Je voyais que tout ce que je disais "collait" à la recruteuse (c'est pas français ça, mais on s'en fout). Et je voyais que ce qu'elle me demandait collait à mes envies.

Et le verdict est tombé tout à l'heure :

"Je ne vous ai pas sélectionné. Votre CV est parfait [pour le poste proposé, hein ? je n'aurais pas la prétention de dire que je sors de la cuisse de Jupiter non plus]. Vous maitrisez  [telle précédure] et puis également [tel logiciel]. Vous avez l'expérience qu'il nous faut. J'ai très longuement hésité...  je vous le dis, si j'avais pu recruter 2 personnes, vous auriez été la deuxième... seulement voilà... je tiens à renouveler l'âge de mon équipe..."

Je vous laisse juge.
Moi je suis anéantie.

Posté par Miss Nougatine à 19:42 - Je gueule ! - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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